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Se réconcilier avec sa nudité — pas pour être vue, mais pour se retrouver

Par Julie Bonnemoy


NÜDE, l'espace pour transformer ton regard sur toi-même

Dans les espaces de tantra, dans les cercles de femmes, certaines retraites, dans le programme NÜDE, la nudité revient comme un fil conducteur.


J'ai eu envie d’écrire cet article à partir d’un épisode de mon podcast dédié à la nudité parce que c'est peut-être le point le plus clivant, en plus de la dimension segsuelle dans le tantra. Je comprends que ça interpelle. Parfois que ça rebute ou que ça fascine.

Souvent les deux à la fois d'ailleurs.


La nudité féminine : entre censure et injonction

La nudité dont je parle n'a rien à voir avec celle qu'on nous montre en boucle dans les médias. Cette nudité-là est une nudité performée, elle existe pour le regard de l'autre, elle obéit à des codes : quel corps est acceptable, quelle pose est tolérable, quel degré d'exposition est admis avant que l'algorithme censure.

J'ai vécu cette absurdité : mon corps de femme libre censuré sur les réseaux sociaux, quand des corps hyper-sexualisés conformes aux standards passent sans problème.

L'Origine du monde de Courbet se fait bloquer alors que les fesses de Kim Karashian en string, non. Ce n'est pas un hasard, c'est le système qui fonctionne ainsi.

Dans ce système, le corps nu de la femme n'est toléré que lorsqu'il est mis au service du désir masculin, jamais lorsqu'il lui appartient à elle-même.


La nudité féminine : entre censure et injonction

Je suis née dans une famille où la nudité était plutôt problématique. Et pourtant, j'ai toujours eu ce truc d'avoir envie de me balader nue qui me semblait naturel, évident.

On m'a dit que c'était indécent. J'ai continué, par rébellion peut-être autant que par instinct.


Mais devant un homme ? Tous mes complexes me rattrapaient. Je faisais l'amour dans le noir.

Quand j'ai commencé à fréquenter des espaces de tantra où la nudité était encouragée, jamais imposée, toujours choisie, j'ai découvert quelque chose d'inédit : des corps libres, sans commentaire. Des femmes avec des poils, des ventres ronds, des cicatrices.

Des corps qui ne ressemblent pas aux corps qu'on voit d'habitude et pourtant : pas un regard de travers, pas une remarque, ni un jugement.

Pour quelqu'un comme moi qui, toute sa vie, a entendu des commentaires sur son corps — de la part d'hommes, de sa famille, de la société, ce silence bienveillant était

profondément guérisseur.


La nudité dans le tantra : un outil de dépouillement, pas d'exposition

Dans le tantra, le corps n'est pas un problème à corriger. C'est un vaisseau d'expérience, couvert de milliers de capteurs. Chaque sensation est une porte d'entrée vers plus de conscience, vers plus de vitalité : ce que le tantra nomme l'énergie vitale, l'énergie sexuelle, la Kundalini.

La nudité, dans ce cadre, n'est pas une fin en soi. C'est un outil de dépouillement : comme les moines qui se drapent d'une seule couleur pour ne plus jouer de personnage, comme les pratiquants de certaines traditions indiennes qui choisissent de ne rien posséder, pas même des vêtements, par lâcher-prise total.

Nos habits nous façonnent. Ils nous permettent de construire des façades, de nous protéger. Les enlever, dans un espace sécurisé, choisi, sacré, permet de rencontrer ce qu'il y a dessous. Pas le corps. Soi.


S'aimer dans son corps, changer son regard : le vrai travail

S'aimer dans son corps, c'est pour moi le travail d'une vie.

Les corps changent, ils ont des saisons, des maladies, on est enceinte, en dépression, il y a des années où on fait beaucoup du sport et d'autres non. Et ce que j'ai compris, c'est que l'amour de notre corps ne vient pas après la transformation du corps.

Il vient avant ou plutôt, il est la transformation elle-même, il est le regard intérieur qu'on porte sur soi-même.


Ce n'est pas ton corps qui a besoin de changer. C'est le regard que tu poses sur lui.

C'est exactement ce que j'explore dans M'aimer NU.E, mon programme en ligne d'un mois — du 8 juin au 8 juillet 2026 — pour les femmes qui souhaitent se réapproprier leur image, leur corps et leur manière de se regarder. Sans filtre. Sans honte. Sans performance.

👉 Toutes les infos et inscription : lalouverespire.fr


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Julie Bonnemoy est artiste-réalisatrice, sophrologue et conférencière. Elle accompagne les femmes à se reconnecter à leur liberté d'être, leur sensualité et leur puissance créatrice à travers l'audiovisuel, la danse libre, le tantra, le breathwork et la sophrologie — lalouverespire.fr/nude

 
 
 

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© 2026 by Julie Bonnemoy - La Louve Respire

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Crédit photos Clotilde Penet

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